Depuis janvier 2026, le quartier de Malakoff possède sa propre place du village. Cette nouvelle intersection, c’est Malakouleur, un café-restaurant associatif.
Installé place Rosa-Parks, Malakouleur prend la suite de Disco-Bol, une cantine vegan connue pour son engagement antigaspi puisqu’elle fonctionnait grâce aux invendus du Marché d’Intérêt National (MIN). Malakouleur assume cette filiation avec une cuisine préparée à partir des invendus du MIN et des denrées du Secours Populaire.

Mais Malakouleur, c’est avant tout un projet associatif porté par le président local de l’association Ambitions Jeunesse, bien connu dans le quartier. Le nom du restaurant est d’ailleurs un hommage à la fête qui se tenait à Malakoff dans les années 80/90.
Porté par une dizaine de bénévoles, Malakouleur a pour ambition de rassembler les habitantEs autour d’assiettes du monde préparées chaque jour par des cuisinières turques, sénégalaises ou encore azerbaïdjanaises du quartier.
Chaque plat est élaboré sur place. C’est le cas des « incontournables » (nous y reviendrons) ainsi que du plat du jour, végétarien plusieurs fois par semaine en fonction des invendus récupérés. Le compte Instagram de Malakouleur l’annonce d’ailleurs le matin.
Le café-restaurant assure aussi un service de livraison à domicile de plats auprès des personnes isolées du quartier qui ne peuvent se déplacer.
Vocation fédératrice oblige, Malakouleur se distingue également par la grande accessibilité de ses prix puisque le-dit plat du jour est proposé pour la modique somme de 7€.
S’il n’y avait pas d’option végétarienne pour le plat du jour lors de notre visite, nous avons pris le parti de composer avec les entrées, les incontournables et les desserts.
Nous démarrons tout en fraîcheur avec le cacik, un yaourt aux concombres, ail, menthe et huile d’olive, accompagné d’un taboulé (2,50€ chacun).


Nous poursuivons avec les pogaca, des petits pains turcs dodus, très moelleux et dorés à point, préparés sur place et farcis à la pomme de terre ou au fromage (2€ l’unité).

Nous ajoutons à cela la soupe du moment, lentilles corail et assaisonnement au poivron, sur laquelle nous déposons quelques gouttes de jus citron, un mélange aussi inattendu que réussi, entre rondeur des lentilles et peps discret des épices et de l’agrume (4€).

Mais impossible de quitter Malakouleur sans nous essayer aux gözleme, des galettes turques traditionnelles cuites sur une plaque et fourrées aux épinards et fromage, un ensemble fin et croustillant. L’atout gourmandise du restaurant qui plaît à toutes les générations (3,50€).

Si les baklava étaient absents de la carte ce jour-là, nous nous tournons vers le gâteau ainsi que le yaourt aux pommes, de très bonnes factures tous les deux grâce à des fruits généreusement caramélisés (3€ le dessert).


Si nous avons pris un ensemble de petits mets à l’unité, sachez toutefois que Malakouleur propose une formule entrée/plat/dessert à seulement 12€ ou entrée/plat ou plat/dessert à 9€. Rien d’étonnant à ce que les travailleureuses du quartier défilent le midi pour l’offre à emporter.
Pour Malakouleur, sa cuisine de cœur, ses prix très très doux et son rôle social essentiel dans le quartier, c’est bien sûr un oui. Le restaurant ambitionne déjà d’accueillir des cafés littéraires et d’organiser des temps d’accueil aux enfants autistes et à leurs familles. Souhaitons le meilleur à Malakouleur !
Adresse : 8 Pl. Rosa Parks, 44000 Nantes
Tél : 06 21 93 32 39
Horaires : du lundi au vendredi de 09h à 15h
Réservation : recommandée
Carte resto : oui

